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Histoire de l'Hôpital Esquirol |
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1641 La maison Royale de CHARENTON
En 1641, les Frères de Saint-Jean de Dieu reçurent en donation du sieur Sébastien Leblanc, conseiller de guerre de Louis XIII, une série de petites fermes étagées sur la colline pour y accueillir sept malades " indigents ". L'établissement fut nationalisé à la Révolution et prit le nom de Maison Nationale. Après le Docteur Gastaldi, c'est Royer-Collard qui en fut le médecin-chef, de 1805 à 1825. Il y créa la première chaire de psychiatrie de la Faculté de Médecine de Paris, qui fut ensuite transférée à Sainte-Anne. En 1825 lui succéda Jean-Etienne-Dominique Esquirol qui conçut un nouvel hôpital en
insistant sur la vocation curative de l'établissement et l'aménagement des
espaces. 1838 L'Hôpital ESQUIROL
La construction des bâtiments fut confiée à l'architecte Emile Gilbert et à son collaborateur Arthur-Nicolas Diet. Gilbert sut tirer parti de la topographie des lieux pour faire bénéficier aux patients hospitalisés de l'ensoleillement et de la vue dégagée sur la Marne. Les travaux, commencés en 1838, ne s'achevèrent qu'en 1886. Le souci rationaliste de Gilbert le poussa à recourir à une solution technique très osée pour l'époque : au mépris de la tradition interdisant de poser pierre sur bois, celui-ci opposa l'autorité de Vitruve et le témoignage des fouilles de Pompéi pour construire des entablements " toscans " composés d'une architrave en bois supportée par deux colonnes de pierre portant, selon les cas, une corniche en pierre ou des métopes en terre cuite venant bloquer et protéger la charpente. Tout au long de son histoire, les plus grands noms de la psychiatrie participeront à l'activité de cet hôpital qui est, en matière de santé mentale, certainement un des plus riches de France du point de vue historique, littéraire, médical et bien évidemment architectural. Ce n'est pourtant qu'en 1973, que la Maison de Charenton fut baptisée du nom
de son concepteur : Esquirol. 1920 La maison maternelle
Au lendemain de la première guerre mondiale, dans un contexte démographique bouleversé où le relèvement de la natalité devient un mot d'ordre national, le Ministre de l'Hygiène, de l'Assistance et de la Prévoyance sociale arrêta le projet inspiré par le professeur Pinard et une loi du 13 juillet 1920 fixe le projet de transformation de l'hôpital en Maison Maternelle Nationale. Ce projet n'aboutit que partiellement, sans remettre en cause la vocation psychiatrique de l'établissement. Il est à l'origine d'une cohabitation originale et parfois complémentaire. La partie de l'hôpital abritant les malades mentaux n'eut plus d'existence juridique (les familles aisées transférèrent leurs malades dans d'autres établissements, il resta à Charenton les pensionnaires les plus démunis. Pendant la deuxième guerre mondiale, la section maternelle est évacuée pendant u ne année environ en Anjou. Les infirmiers sont mobilisés. Les infirmières qui restent à l'hôpital s'occupent des malades mentaux. Un grand nombre de ceux-ci mourront de malnutrition pendant cette période. ... En 1958, une maternité cantonale est aménagée et deviendra le service de Gynécologie-Obstétrique (2 000 accouchements). ... Le 15 avril 2008 : La maternité de l'Hôpital Esquirol devient la maternité des Hôpitaux de Saint Maurice
Ce nouveau pôle mère/enfant et de chirurgie gynécologique public de niveau IIA a pour vocation de devenir un pilier de la périnatalité du Val de Marne (dossier de presse : )
... Le 1 janvier 2011 : La fusion de l'Hôpital Esquirol et de l'Hôpital National de Saint-Maurice donne naissance aux Hôpitaux de Saint-Maurice |